La masturbation

La masturbation : quand ?



Pas de panique certains garçons et certaines filles se masturbent précocement vers 7-8 ans et d‘autres jamais. Mais puisqu’il faut des moyennes, on démarre la masturbation en moyenne vers 12-13 ans et environ 4% des garçons ne se masturberont jamais ;

Chez les filles cela se passe vers 10-11 ans mais là + de 17% des filles ne se masturberont jamais. En fait l’usage de la masturbation dépend d’abord en fonction de la maturité des organes génitaux et du besoin de maturation de ces organes. Si tu ne te branles pas à 16 ans pas de problème.

La masturbation : pourquoi ?



Se branler a de nombreuses fonctions que nous allons détailler ici.

Chez le jeune, la masturbation a pour rôle de faire naître et développer la fonction « plaisir ». Plus on se masturbe et plus le plaisir est grand grâce à l’activation de connections nerveuses nombreuses. De plus, elle sollicite les testicules qui produisent les spermatozoïdes du sperme chez les garçons ; les ovaires qui produisent des ovules chez la filles mais également une hormone de croissance dont les premiers organes touchés sont les organes caverneux (verge, clitoris, lèvres et seins. A cet âge la masturbation est donc une excellente chose.

Chez l’adolescent, la masturbation stimule la production de spermatozoïdes en quantité ce qui évite les oligospermies (quantité insuffisante de spermatozoïde) et donc la stérilité. Il est évident que cette fonctionnalité n’intéresse que ceux qui ont l’intention d’enfanter un jour. De la même façon, les éjaculations fréquentes permettent d’éliminer de façon importante les spermatozoïdes anormaux donc les naissances anormales.
Chez la fille, la masturbation concourt à la fois à stimuler la production d’ovaires mais aussi à stabiliser les menstruations – travail que la prise de la pilule parfera (après visite médicale chez un bon gynécologue) -
Sans compter, bien entendu, la fonction de compensation de l’absence de relations sexuelles et de l’abstinence. Se masturber provoque la production d’endorphine qui limite l’énervement chez l’adolescent, ralentit la prise de tabac (une branlette vaut une cigarette) ou de drogue ; la jouissance provoque le réflexe vagal (encore appelé « petite mort ») dont on peut se servir pour combattre une insomnie.

Chez le jeune adulte on retrouve un peu les mêmes fonctions que chez l’adolescent mais à la différence, cette activité est compensatoire à une activité sexuelle avec partenaire. Une légende à laquelle il faut absolument tordre le cou : on n'arrête pas de se masturber parce qu’on a un partenaire régulier. On se masturbe avec son partenaire et se sont alors des jeux érotiques et il n’est rien de meilleur qu’une branlette partagée avec celui ou celle qu’on aime. On se masturbe sans son partenaire, pour tout un tas de raison et c’est alors la fonction de compensation qui est utilisée.

Chez l’adulte mature doivent utiliser la masturbation pour stimuler leurs fonctions libidinales : fabrication des spermatozoïdes et conserver la quantité et la qualité des érections. Il ne faut pas se laisser aller entre deux partenaires même s’ils ont tendance à s’espacer de + en + (bande d’enfoirés !)

Mais surtout, quel que soit l’âge, n’hésitez jamais à vous branler juste avant un nouveau partenaire surtout si ça fait longtemps que vous n’en avez pas eu. Ca évite la nervosité et la fébrilité (donc moins de râteau) et surtout fait reculer le spectre de l’éjaculation précoce ou d’un rapport frigide (ce qui est toujours désagréable pour une fille)

La masturbation : combien ?



C’est vraiment l’élément pour lequel on trouve tout et n’importe quoi.

Le jeune adolescent commence par se branler de 3 à 5 fois par semaine puis le goût venant, ce rythme augmente jusqu’à une fois par jour en moyenne. L’adolescent grandissant, ce rythme augmente encore et monte au rythme de 3 à 5 fois par jour toujours en moyenne. A l’arrivé du premier partenaire, les décharges émotionnelles étant très puissantes, le rythme baisse alors lourdement. Et surtout elle varie selon la présence ou l’absence de partenaire (ruptures et conquêtes) et aussi selon la motivation du partenaire. En tout état de cause, selon si on a ou pas un partenaire, le rythme total de rapports + masturbation ne devrait pas descendre sous les 3 fois par semaine.
Encore une fois le cycle masturbatoire d’une fille est moins prolixe et moins régulier. De même, la présence ou non d’un partenaire à moins d’influence sur son rythme.

Il n’existe pas de rythme pathologique. Vous pouvez très bien ne pas vous masturber du tout… Tant pis pour vous ! Les sexologues commencent un peu à lever le nez si vous dépassez les 15 branlettes quotidiennes régulièrement. En fait, levez le pied si vos éjaculations deviennent douloureuses ou que vous éjaculez du sang. Alors là, direction sexologue… Il y a peu de pathologie sur la masturbation de la fille si ce n’est la cystite (inflammation des voies urinaire par l’introduction de germes exogènes)

La masturbation : comment ?



Alors là ! Tout est bon du moment que vous vous faite plaisir. Attention de ne pas rester coincé dans quoi que ce soit pour cause de priapisme (érection pathologique permanente) : le décoinçage est douloureux, c’est le coup de bistouri dans les corps caverneux ; à éviter donc ! Mesdames et mesdemoiselles, faites attention à se que vous introduisez dans votre vagin : les muqueuses en sont fragiles et les infections fréquentes ; n’hésitez pas à lubrifier.

Le top c’est bien sûr quand on est pas tout seul et après c’est selon vos goûts 1 seul partenaire ou à plusieurs. Hmmm !!!

Docteur Zozo, conseiller en sexualité.

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