La determination sexuelle

Comme 95% des adolescent(e)s (et de pas mal d’adultes pratiquants, aussi) tu as une méconnaissance absolue de la réalité sur la sexualité. On entend tout et n’importe quoi sauf la vérité parce que cette vérité va à l’encontre de notre éducation judéo-chrétienne ; comme souvent la vérité fait peur. L’Islam ne fait pas mieux et seules les religions bouddhistes et animistes ont une vision différente de ce fait sociologique.


La sexualité naturelle.

L’être humain, comme tous les animaux supérieurs dotés de la fonction « plaisir », est NATURELLEMENT bisexuel. (1er exemple : Les animaux dont les males et les femelles vivent séparé, en hardes et qui ne pratiquent l’hétérosexualité qu’à la très courte période des amours (loups-lions-hyènes)/ 2ème exemple : les dauphins mâles se sucent entre eux / 3ème exemple : Les chimpanzés bonobos ont de fréquents rapports homosexuels dans leurs relations sociales, c’est même un acte de soumission du dominant au dominé/ 4ème exemple : Les vaches qui sont des lesbiennes notoires) Ce n’est que lors des périodes de reproduction qu’ils sont attirés par le sexe opposé et uniquement dans ces périodes là. L’hétérosexualité à une fonction reproductive. L’homme à l’état de nature est donc, autant attiré sexuellement par les filles que par les garçons.

A cette attirance viens s’ajouter le sentiment amoureux (qui n’appartient qu’à l’homme) qui vient tout arranger quand il se porte sur un partenaire de sexe opposé et tout compliquer quand il se porte sur un partenaire du même sexe ! Les deux phénomènes sont indépendants sur le plan de la physiologie mais viennent s’imbriquer l’un dans l’autre au point même, que la plupart des personnes ne sont plus capables de les différencier. Ceci provoque de nombreuses confusions sur la détermination sexuelle des ados chez les adolescents.


Les sexualités normales.

Alors, dois-tu penser, pourquoi y a-t-il des homosexuels et des hétérosexuels ? Très simple : cela remonte au VIIIème siècle et à la poussée des religions juive et chrétienne en Europe ; ces religions se sont préoccupées de l’éducation des personnes et poussées par la situation sociale du Moyen âge (famine, mortalité infantile élevée), ont défendu la sexualité pour la reproduction, c’est à dire l’hétérosexualité. Ainsi, des générations de personnes ont vu leur sexualité orientée en ce sens pendant 11 siècles (1 100 ans) La monosexualité est donc une pratique acquise, elle ne peut donc pas être une sexualité naturelle.

C’est à la fin du XIXème siècle que Freud a développé l’idée que ce n’était pas une bonne pratique ; que l’adolescent qui confronte ses envies bisexuelles à son éducation hétérosexuelle n’a que deux choix, deux sexualités NORMALES : accepter cette éducation et devenir hétérosexuel (40%) ou la rejeter et devenir homosexuel (10%) Les 50% restants devaient vivre leur bisexualité de façon clandestine. La sexualité bipolaire était née.

Cette bipolarité devait connaître ses détracteurs quelques années plus tard. Deux études américaines (L’étude de Smith et Masterson et le Rapport Hite) ont permis l’établissement d’un instrument de mesure de la sexualité : l’Echelle de Kinsey. La sexualité était une règle
graduée de la façon suivante :


  1. 1 – strictement hétérosexuel(le)

  2. 2 – hétérosexuel(le) ayant un accident unique d’homosexualité ou un partenaire unique du même sexe

  3. 3 – bisexuel(le) à prépondérance hétérosexuelle

  4. 4 – bisexuel(le) équilibré(e)

  5. 5 – bisexuel(le) à prépondérance homosexuelle

  6. 6 – homosexuel(le) ayant un accident unique d’hétérosexualité ou un partenaire unique de sexe différent

  7. 7 – strictement homosexuel(le)


sur laquelle, l’homme pouvait glisser selon une amplitude de 2 degrés au cours de sa vie. Hormis quelques ajustements mineurs, la sexualité moderne était née mais encore fallait-il la faire accepter à la société.


La pression sociale.

Le problème reste celui de la pression sociale. Ce qui est difficile dans la sexualité, c’est assumer quelque chose qui procure tant de plaisir face au regard réprobateur et parfois agressif des autres qu ne trouvent pas ça « normal ». La solution m’a été donnée par la réflexion d’un jeune hétérosexuel : « Ce qui me fait peur ce n’est pas l’homosexualité et le rapport sexuel avec un garçon, c’est de m’apercevoir que j’adorerais ça. » Donc, il était conscient de ce désir et se le refusait plutôt que d’affronter le regard des autres. Les homosexuels commencent à avoir ce courage et affrontent le public mais ce n’est pas gagné ; certains préfèrent la clandestinité. Pour les bisexuels, la situation est aggravée par le fait que nombre de personnes considèrent qu’il s’agit d’indétermination sexuelle. Là encore, la clandestinité reste de mise.

La tolérance doit s’affirmer mais cela ne se fera pas en un jour. Malheureusement si les mentalités évoluent, les extrémistes progressent eux aussi. De plus en plus de personnes chez les jeunes semblent vouloir vivre en bonne harmonie les uns avec les autres quelque soient leurs préférence mais dans un même temps

Ce sujet mérite vos commentaires et votre débat car c’est de la réflexion que naîtra la tolérance !